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Vers mes premiers enregistrements

Ce court document vous donnera les bases sur comment vous enregistrer avec une qualité raisonnable.


Matériel nécessaire :Home studio Musicien création

– un instrument;
– un interface audio;
– au moins un micro;
– logiciel audio;
– hauts-parleurs;
– câbles.


L'instrument :

Il est important à la base que votre instrument sonne bien. S'il sonne mal, votre enregistrement sonnera évidemment mal, le son que vous obtiendrez en sera affecté.


L'interface audio :

C'est cet appareil qui transforme le signal électrique reçu du micro en signal binaire pour que votre ordinateur puisse le lire. Les petits interfaces audio se branchent dans le port USB de n'importe quel ordinateur, alors que les plus gros ont la capacité de se brancher en Firewire. Quelques bons interfaces pour commencer peuvent être le Focusrite Scarlett 2i2, le Presonus Firebox ou encore le Avid Fast Track C400. Ces derniers se chiffrent aux alentours de 150$.

 

Pour entendre votre son de voix ou de guitare, il vous faudra monter le gain sur l'interface. Dans le cas de micros condensateurs, il faudra aussi activer le “phantom power”, aussi appelé 48V.

 

L'interface est aussi l'appareil qui envoie l'information reçue de l'ordinateur aux hauts-parleurs.


Le micro :

C'est lui qui va transformer votre voix en signal électrique pour le transférer à l'interface. Pour le studio, il est important de prendre un micro à condensateur, car il a une meilleure dynamique que le micro dynamique. Par dynamique, on entend que le micro va mieux capter les subtilités dans l'instrument ou dans la voix. Quelques bons micros pour commencer peuvent être le 2020 d'Audio Technica, le AKG Perception 120, bref tout ce qui se retrouve entre 100 et 200$ fait un excellent travail!


Le logiciel audio :

C'est lui qui traitera l'information envoyée par votre interface. Tous les logiciels offrent à peu près la même performance, seulement leur façon de fonctionner change. Chaque logiciel a ses pours et ses contres, personnellement j'utilise Pro Tools, de Avid. D'autres préfèrent Cubase de Steinberg ou encore, Logic de Apple. Pour les débutants, Audacity fait aussi l'affaire.


Les hauts-parleurs :

Les hauts-parleurs sont évidemment eux qui vous feront entendre le son que vous produisez. Il est donc important que ces derniers soient d'une qualité respectable. Plusieurs modèles sont réputés pour être beaux, bons, pas chers Il n'y a qu'à penser aux Yamaha HS50 ou HS80, ou bien les KRK Rokit 5, 6 ou 8. Ils sont reliés à l'interface à l'aide de câbles précis, selon les sorties de l'interface et l'entrée des hauts-parleurs.


Les câbles :

Parlant des câbles, ceux-ci sont importants car il faut bien les choisir. En son, il y a 3 gros formats de câbles, les XLR (pour les micros), les câbles ¼ (comme les câbles de guitare) pour relier parfois l'interface aux hauts-parleurs, et le RCA, quoi que celui-ci soit plutôt réservé à l'audio résidentiel.


Schéma d'un branchement typique pour débuter :

Alexandre Sarian
 
Si vous avez des interrogations sur le sujet, rendez-vous ici sur le forum de Musicien création.

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Pourquoi un driver asio

Un driver ASIO c'est ce qui permet d'obtenir des temps de latence très faibles avec des cartes son grand public.

Parfaites pour écouter de la musique, les cartes son grand public sont en revanche très limitées en utilisation "studio".

Leurs drivers par défaut induisent en effet une latence qui les rend difficilement utilisables pour l'enregistrement multipiste ou le pilotage d'instruments virtuels.

ASIO4ALL offre une alternative intéressante aux musiciens en fournissant un driver faible latence compatible avec une grande vraiété de cartes audio grand public.

Grâce à la technologie ASIO développée par Steinberg, ASIO4ALL s'interface de manière transparente avec de nombreux séquenceurs audio-numériques.

L'installation est très simple et la configuration par défaut fonctionne dès le premier lancement. Le panneau de contrôle offre aussi des réglages avancés pour modifier les tailles de buffer et la compensation de latence.

Gratuit, simple à mettre en place, ASIO4ALL est un téléchargement indispensable pour tous les passionnés de musique assistée par ordinateur.

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Quesque la MAO?

MAO

Musique Assisté par Ordinateur

Vous avez un ordinateur ou vous comptez en acheter un. Vous êtes musicien(ne) et vous aimeriez bien en profiter pour enregistrer vos compos. Oui, mais vous n'y connaissez absolument rien. Voici quelques pistes qui devraient vous aider à monter votre propre home-studio.

Avertissement : Dans un but de simplification, des raccourcis ont été pris qui peuvent sembler à certains des inexactitudes (Par exemple " Les micros statiques nécessitent la fameuse alimentation fantôme 48V"). Rappelons qu'il s'agit d'un document destiné aux débutants en MAO est qu'il nous a semblé inutile d'évoquer, par exemple, les micros statiques dotés de leur propre alimentation.

Chaîne audio : principe, équipement.

Le but du studio, c'est d'enregistrer et de pouvoir mixer ce qu'on a enregistré. Pour cela, il faut une chaîne audio complète. Qu'il y manque un élément et vous ne pourrez (presque) rien faire.
L'exemple ci dessous part du principe que vous allez enregistrer des sons émis dans l'air. Si vous ne travaillez qu'avec des synthés, succeptibles d'être enregistrés via des câbles, vous pourrez vous affranchir de la partie prise de son (micro & préamp).

Voyons un peu le trajet de vos sons :

Enregistrement

Micro   (Préampli ou console)   Carte son   Ordinateur
micro flecherouge.jpg Préampli ou console flecherouge.jpg Cartes son flecherouge.jpg Ordinateur

Lecture

Ordinateur + logiciels   Carte son   (Console)   Ecoutes
Ordinateur flecheverte.jpg Cartes son flecheverte.jpg Préampli ou console flecheverte.jpg Moniteurs de Studio Casque Audio

Vous remarquerez que la console est entre parenthèses car il n'est pas obligatoire de passer pas une console pour l'écoute, les enceintes pouvant être généralement branchées directement sur la carte son. Cependant, nous verrons plus tard qu'intégrer une console dans le trajet de sortie du son présente des avantages.

 

Le(s) micro(s)

Pour faire simple, on va distinguer deux types de micros :

Les microphones dynamiques :
Solides, relativement peu coûteux à fabriquer et capable d'encaisser de gros niveaux sonores, ils représentent l'équipement de base.
C'est généralement ce type de micros que l'on utilise pour la scène car ils sont à la fois moins fragiles et moins sensibles que les micros statiques, ce qui se révèle idéal pour éviter de sonoriser des bruits indésirables (bruits de manipulation) et minimiser les problèmes de larsen.

Micro Dynamique Shure SM57

Parmi les exemples les plus connus, on citera le Shure SM58 qui se destine essentiellement au chant et qui reste, près de 40 ans après son lancement, l'un des micros les plus utilisés par les chanteurs en Live.

Attention ! Rien n'interdit toutefois d'utiliser les dynamiques en studio, notamment pour des prises d'instruments générant une forte pression acoustique ou pour certaines voix bien 'pêchues' (Hip Hop, Roc, Metal).

Le SM57 (le frangin du SM58, lui aussi dynamique mais plus généraliste) est même présent dans quasiment tous les studios du monde, car il est considéré comme l'une des références pour enregistrer des cuivres, la caisse claire d'une batterie ou un ampli guitare.

 

Micro Statique Neumann TLM127

Les microphones statiques : Plus coûteux à fabriquer que les micros dynamiques, ils sont plus fragiles. Mais ils sont aussi généralement (beaucoup) plus précis et ont une très grande sensibilité au son.

Les micros statiques nécessitent pour fonctionner la fameuse alimentation fantôme 48V (disponible sur tous les préamplis externes et sur presque toutes les consoles de mixage).Cette alimentation est transmise au micro via le câble au format XLR qui le relie à la console ou au préampli.

Les micros statiques sont la plupart du temps largement préférables pour enregistrer les voix, les instruments à cordes, les vents et un certain nombre de percus. On les utilise aussi beaucoup comme micros d'ambiance.

 

Le préampli

Le préampli micro selon Mindprint

Un microphone, qu'il soit statique ou dynamique, n'a qu'un très faible niveau de sortie (ou un faible "volume" même si le terme est impropre). Afin de pouvoir remonter ce niveau (dit niveau "microphone") à un niveau utilisable en enregistrement (dit niveau "ligne"), il faut brancher le microphone dans un préampli. Le choix du préampli n'est pas anodin puisqu'il va avoir une grande influence sur le son enregistré (bonne ou mauvaise selon le préampli).
Les consoles de mixage comportent des préamplis sur les tranches micro (généralement, celles pourvues d'une prise XLR et d'une alimentation 48V pour microphone statique). Selon la qualité du son que vous souhaitez, la qualité de fabrication et les fonctions de votre console, vous pourrez utiliser cette dernière comme préampli ou prendre un préampli dédié spécifique. Nous aurons l'occasion de revenir en détail là-dessus.

 

 

La carte son

Cartes son et latence

Quelle importance direz vous ? Et bien imaginez ceci : Vous voulez enregistrer une magnifique partie de voix pour votre futur tube intemporel. Dans la configuration habituelle d'un MAOiste, le son sort de votre bouche, rentre dans le micro, le préampli, est converti en données numériques, puis est enregistré par votre logiciel de MAO pour ressortir dans le casque qui est sur vos oreilles (en même temps que la musique de votre morceau). Maintenant imaginez que lorsque vous chantez, vous entendez votre propre voix dans le casque avec, on va dire 1 bonne seconde de décalage.. Effet garanti !

Ce problème se retrouve sur toutes les cartes sons dites " multimédia " qui ne sont pas adaptées à l'enregistrement en temps réel. C'est essentiellement un problème de drivers. Une carte son dédiée MAO doit avoir des drivers reposant sur les standards professionnels. ASIO ou WDM sur PC, AudioUnit sur Mac, qui permettent de descendre à des latences jusqu'à 1,5 ms, sachant que l'oreille humaine ne décèle pas la latence sous 10 ms (millisecondes)

Attention toutefois, plus la latence demandée est faible, plus le processeur de la machine est mis à contribution, donc une machine puissante est un plus appréciable.

Il faut noter aussi que certaines cartes gèrent le " monitoring direct ", un système qui permet de monitorer le flux audio enregistré avant que celui-ci ne rentre dans la machine. Avantage : une latence imperceptible. Désavantage, si on souhaite mettre un effet " temps réel " depuis le logiciel de MAO sur le flux audio qu'on enregistre, celui-ci ne passera pas dans le monitoring, puisque le flux audio ne passe plus par le logiciel.

La carte son est le périphérique en charge du son de votre informatique, comme le scanner et l'imprimante sont les périphériques image. La comparaison est d'autant plus pertinente que son rôle est de "scanner" le son qui arrive pour le traduire en langage compréhensible par l'ordinateur.

De même, elle "traduit" ce que dit l'ordinateur en signaux compatibles avec l'audio. Toutefois, à la différence du scanner et de l'imprimante, la carte son prend en charge l'entrée comme la sortie du signal. Elle opère en effet une conversion Analogique > Numérique (AN) en entrée et de conversion Numérique > Analogique (NA) en sortie.

Si la qualité des convertisseurs, aussi bien AN que NA, est un élément important lors du choix d'une carte son, il n'est pas le seul.

La carte son est le système central de traitement du son de votre PC, le point d'entrée et de sortie des flux audio. Afin de traiter ces flux audio de manière efficace, une bonne carte son pour musicien doit être à même d'endiguer ce fléau que connaît tout MAOiste : la latence. La latence est le temps de traitement d'un flux audio entre le moment ou il rentre dans la carte son et le moment où il ressort sur vos enceintes.

Notez aussi que votre carte son peut ou non faire office d'interface MIDI. C'est à dire qu'elle permet à l'ordinateur de dialoguer avec les instruments et appareils MIDI.

Le MIDI est quelque chose de relativement simple et léger à traiter par rapport au son analogique. La plupart des cartes sons gérant le MIDI remplissent donc tout à fait correctement leur fonction dans ce domaine.

Un élément qui peut jouer est le nombre de connexions. Sachez que le fait que votre carte ne comporte qu'une seule prise IN et une seule OUT ne signifie pas qu'un seul instrument MIDI pourra être branché dessus, les instruments MIDI pouvant généralement (et dans une certaine limite de nombre) être branchés en chaîne.

Exemple de carte son avec rack de connexion

 

L'ordinateur

C'est le cœur de votre système. Le son numérique, comme l'image, sont des gros consommateurs de ressources. Il faut donc que l'ordinateur soit le plus puissant possible, doté d'un maximum de mémoire vive et de disques durs conséquents.

Attention cependant : avec la chute constante des prix de l'informatique, l'ordinateur est probablement la chose que vous remplacerez le plus facilement dans votre studio. Il n'est donc pas forcément nécessaire de "mettre le paquet" sur celui-ci. Nous y reviendrons plus tard.
Par contre, il y a des choses auxquelles il faut faire attention. Ne vous laissez pas bercer, par exemple, par le chant des sirènes qui laissent à penser qu'à la faveur du "plug and play", il suffit de brancher pour que tout fonctionne. Si vous entrez dans l'informatique musicale, soyez en effet conscient qu'il faudra tâter de l'informatique. A moins que vous n'ayez les moyens de vous payer les services d'une société de service compétente qui vous installera et paramètrera tout. Ce qui veut dire une boîte spécialisée dans l'audionumérique car le revendeur du coin sera souvent largué face aux spécificités de ce domaine.

Sérieusement, pour s'attaquer à la MAO, mieux vaut avoir quelques solides notions d'informatique. Au moins savoir comment marche un ordinateur, ses différents organes, son système, ce qu'est un driver, etc. Sachez aussi que tous les ordinateurs ne sont pas adaptés à la MAO.

Ici, des chipsets de carte mère (des composants en quelque sorte) qui font même très mauvais ménage avec une grande partie des cartes sons et des logiciels d'audio. Là, des logiciels ou des cartes son ne fonctionnent qu'avec tel ou tel système d'exploitation. Renseignez-vous donc bien avant de craquer sur un ordinateur ou une carte son. Vérifiez la cohérence et la compatibilité de votre configuration. Généralement les fabricants de cartes son donnent des listes (non exhaustives) de compatibilité.

 

Les logiciels

Les logiciels ne sont surtout pas un point à négliger dans votre configuration. C'est en fonction du choix de ceux-ci que vous allez pouvoir faire telle ou telle chose, plus ou moins rapidement, plus ou moins agréablement, avec un résultat plus ou moins bon. On va ici distinguer cinq grandes familles de logiciels :

Exemple de Direct-to-Disk : Samplitude

1. Les direct-to-disk :
Comme leur nom l'indique, ils servent à enregistrer le son sur votre disque dur. Ils sont essentiellement dédiés à l'audio et beaucoup ne gèrent pas ou mal le MIDI.
De fait, ils sont les plus proches des concepts de studios analogiques, basés sur des magnétophones multipistes.

Quelques Direct-to-Disk : Samplitude, ProTools.

 

Exemple d'éditeur audio : SoundForge

2. Les éditeurs audio :
Ce sont des logiciels dédiés quasi exclusivement au travail de précision sur les fichiers : découpage, montage, nettoyage, ajout d'effets, etc.

Si, pour la plupart, ne conviennent pas à la création ou à l'enregistrement d'un morceau complet, on les utilisera dans diverses occasions : restauration audio de vieux disques ou de vieilles cassettes, finalisation d'un titre (Mastering) ou encore création de samples.

Quelques éditeurs audio : Wave Lab, Cool Edit, SoundForge.

Exemple de séquenceur : Cubase SX

3. Les séquenceurs :
A la base, ce sont des logiciels dédiés à la création, à la gestion et à l'enregistrement de séquences MIDI. Or, tout comme les Direct-to-Disk se mettent au MIDI, la quasi-totalité des séquenceurs gèrent aujourd'hui de l'Audio.

Quelques séquenceurs phares du marché : Steinberg Cubase SX, Emagic Logic Audio, Sonar, Digital Performer pour les plus connus et les plus onéreux. Quelques séquenceurs bon marché ou gratuits : Magix Music Studio, Cubase SE/SL, Raw Material Takction, Quartz Audio Free, etc.

Notez que les familles des DtD et des séquenceurs ont tendance de plus en plus à se recouper. On a vu que les séquenceurs gèrent pour la plupart l'audio comme les direct to disk. Les direct to disk intègrent de plus en plus la gestion du MIDI.Tous deux ont des fonctions d'édition audio. Quant aux éditeurs audio, s'il n'intègrent généralement pas le MIDI, certains permettent le mixage d'un certain nombre de pistes.

 

4. Les plug-ins :

Stand alone? En quelque sorte, l'inverse de plug-in est stand-alone ou standalone qui signifie littéralement "qui fonctionne seul". Ainsi, un certain nombre d'instruments virtuels existent en deux version : plug-in pour être utilisée directement à l'intérieur d'un séquenceur ou standalone permettant une utilisation hors de tout autre logiciel. Si le standalone est peu utile pour le travail de studio, il devient beaucoup plus intéressant si vous voulez utiliser votre ordinateur pour du jeu live. Ce phénomène de l'ordinateur en live s'étendant, il existe de plus en plus de logiciels "hôtes" dont la spécialité est d'offrir un environnement permettant de faire tourner les plug-in (non stand alone, donc) pour du jeu live sans nécessiter la présence de son séquenceur. Ces hôtes apportent aussi souvent des fonctions supplémentaires, permettant d'aller parfois jusqu'à la création de véritables studios virtuels.

Le terme "plug in" signifie littéralement "qui se branche sur". Les plug-ins sont donc de petites applications qui se greffent sur de plus gros logiciels (qu'on appelle dans ce cas des logiciels 'hôtes' pour ainsi parler de "séquenceurs hôtes") pour leur apporter des fonctions supplémentaires.
On trouve deux grandes familles : les effets et les instruments virtuels.

  • Les effets : Les plug-in d'effet ne sont ni plus ni moins que les équivalents virtuels des effets de studio : reverb, delay, compresseurs…

Plug-ins d'effets

 

  • Les instruments virtuels : Comme leur nom l'indique, ce sont des instruments de musique sous forme logicielle. Il peuvent soit reproduire (plus ou moins bien) des instruments existants (beaucoup d'instruments de légende sont ainsi reproduits, notamment des synthétiseurs) soit proposer des concepts complètement nouveaux. Il permettent ainsi de transformer votre ordinateur en synthétiseur, sampleur, boîte à rythme, etc.

 

Les instruments virtuels se déclinent essentiellement sous forme de plug-ins.

 

 

 Les écoutes

Le moniteur de studio Event 20/20

 

 

Tout cela est bien joli mais encore faut-il entendre ce que l'on fait. Pour cela, deux choses bien connues : les enceintes et les casques audio.
Les deux sont des éléments nécessaires du studio. Lors d'une prise de son avec un micro, vous aurez besoin du casque qui vous permettra d'avoir un retour son sans "polluer" l'enregistrement (Alors qu'avec des enceintes, le micro enregistrerait aussi ce qui sort des haut parleurs, au risque de produire un effet de Larsen).

Mais vous aurez aussi besoin d'enceintes pour réaliser votre mixage : outre le fait qu'un travail prolongé au casque est fatigant, un mixage ne saurait se faire avec cette seule écoute. Pourquoi? Disons pour faire simple qu'un casque, si bon et si cher soit-il, n'offre qu'un rendu très artificiel de certains aspects du son, comme l'image stéréophonique. Du coup, mixer au casque, c'est risquer bien des déconvenues losrque vous écouterez le résultat de votre travail sur des enceintes.

Bref, casques et enceintes sont aussi indispensables au Home-Studistes qu'ils sont complémentaire. Reste qu'il y a "casque et casque", enceintes et enceintes.

Première chose à faire : oubliez le monde de la HI-FI. En effet, le but recherché en HI-FI n'est pas le son le plus neutre possible, mais le plus beau son possible. Les enceintes et casques de monitoring, eux, sont conçus pour avoir le rendu le plus "droit" possible, le plus neutre possible.

Le mixage, quoi que c'est ?

Comptant parmi les étapes majeures dans la production d'un titre, le mixage est l'opération qui consiste à assembler les pistes des différents instruments, en jouant sur le placement des sons dans l'espace, leur égalisation et leurs volumes. Le but de mixage est d'obtenir une piste stéréo homogène où tous les instruments sont audibles, et qui sera en mesure de rester équilibrée quelque soit le système d'écoute : chaîne hi-fi, baladeur, autoradio, etc.

Théoriquement, pour mixer de façon correcte, une enceinte de monitoring ne doit favoriser aucune fréquence par rapport à une autre. Cependant, ça, c'est de la théorie. Parce que, que ce soit pour un casque ou pour des enceintes, la recherche du "droit" est un Graal inaccessible ! Vous vous en apercevrez rapidement en faisant des écoutes comparatives : même dans le domaine du monitoring, il y a d'énormes différences de rendu selon les enceintes ou les casques. Seulement, la différence avec la HI-FI est en théorie le but recherché. Ainsi, sur une enceinte HI-FI dont la technologie de conception/fabrication rendrait les basses un peu faibles, le fabriquant va s'attacher à les renforcer. Mais ceci va se faire au détriment de la qualité de rendu desdites basses et au détriment d'autres bandes de fréquences. En théorie, sur des enceintes de monitoring, si les basses sont un peu faibles, on met tout au même niveau pour rester dans une rendu "droit". Ensuite, il y a la pratique : mieux vaut mixer sur d'excellentes enceintes HI-FI que sur des enceintes de monitoring de mauvaise qualité !

Il y a quand même un autre point à prendre en compte. Les systèmes HI-FI sont conçus pour diffuser des enregistrements qui ont été masterisés. C'est à dire notamment qu'une égalisation générale a été appliquée et que le son approche sans le dépasser un niveau optimum. Lorsque vous allez travailler sur vos mix, ce ne sera pas le cas du son que vous allez sortir dans vos enceintes. Vous passerez par des basses excessives, des sur-niveaux, des saturations que les systèmes HI-FI n'ont pas été conçus pour encaisser. Prudence donc.

Casque AKG

De même qu'on peut à la rigueur couper un fil électrique avec des tenailles pour dépanner, si on est électricien, on investit dans une pince coupante isolante. De même si on peut commencer à s'exercer au mix sur des enceintes HI-FI, si on est musicien, il faut penser à vite investir dans les enceintes adéquates.

Pour le casque, on peut très bien utiliser un casque HI-FI de qualité correcte pour servir de moniteur au musicien qui enregistre une prise. Pour la prise de son et le mixage, par contre un bon casque de studio sera quasiment incontournable. Il va servir notamment :

  • A écouter de façon isolée le son que l'on s'apprête à enregistrer (vous n'avez probablement pas de cabine pour isoler le chanteur ou la guitariste que vous enregistrez)
  • A vérifier chaque piste avec plus de précision, "voir" s'il n'y a pas une petit c…rie qui traîne sur la piste, c…rie qui serait moins audible par les enceintes à cause de l'acoustique ambiante.
  • A écouter différemment votre mix, en complément des enceintes. Parfois à vérifier les basses si vos enceintes sont un peu légères en rendu dans ce domaine.
  • Eventuellement, à bosser "avec du son" aux heures où ça gênerait les voisins ou empêcherait le petit dernier de dormir.

 

Le stockage

Reste un dernier maillon à évoquer : le stockage. Disque dur externe, graveur de CD/DVD ou les deux, à vous de voir.

Les ordinateurs sont aujourd'hui tous livrés avec un graveur CD, voir un graveur DVD pour certains. Vous vous apercevrez qu'à l'usage, un second disque dur (externe, c'est mieux) est bien pratique pour les sauvegardes du travail en cours. Et vu qu'aujourd'hui, le prix au Gigaoctet est équivalent entre CD et DD, vous auriez tort de vous privez.

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Pourquoi Musicien Création

Ce site à été conçu avec l’intention première de rassembler le maximum de musiciens et de vraiment partager notre passion qui est la musique, non seulement avec du texte mais plutôt par l’harmonie des sons.
Musicien création est une idée longuement mûrie qui m'est venue par un manque de temps et de coordination entre mon travail, la vie familiale et jouer de la musique avec mes amis. (Qui étaient tous aussi occupés que moi). Au début, il m'a fallu apprendre beaucoup sur le coté technique en réseau informatique et sur les serveurs web. J'ai vécu mes premières expériences tout simplement en partageant une piste enregistrée sur Cubase avec ma batterie Roland. Je l'ai envoyé sur mon serveur personnel afin que mes amis musiciens puissent la télécharger et l'importer dans leur logiciel. Cette pratique d'upload (téléverser) et download (télécharger) entre mes amis et moi fut une réussite. Par la suite, nous avons testé avec une piste de guitare téléverser par un ami sur un site que j'avais créé. J'ai importé la piste sur mon logiciel d'enregistrement. Nous avons adopté cette façon de faire depuis quelques années, ce qui nous a permis de créer des pièces musicales sans être ensemble au même moment, occupé chacun par nos vies personnelles.
C'est avec joie et fierté que j'ai décidé de modifier la plateforme afin de la rendre publique et de vous permettre d'échanger librement vos créations avec cette méthode.
Je vous invite tous personnellement à venir vous inscrire et surtout partager vos créations tout en participant aux créations des autres musiciens.
Parlez-en à vos ami(e)s et au plaisir de vous entendre!

   

 

 

 

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Cubase en 30 secondes

Cubase

Ce tuto présuppose que vous avez installé Cubase, que vous avez fait le nécessaire afin de paramétrer votre carte de son ainsi que vos drivers audio et MIDI. Si déjà vous ne connaissez rien à tout ça, alors faites un effort pour régler cette question avant d’entreprendre la lecture de ce tuto. Vous trouverez réponses à ces questions de base dans vos manuels fournis avec Cubase.

J’ai écrit ce tutorial pour les débutants essentiellement. Il s’agit d’une introduction très « subjective » à ce vaste monde que peut représenter Cubase SX3. Je dis subjective, parce qu’étant donné l’immense versatilité du logiciel, étant donné les gigantesques possibilités qu’il offre, il allait de soi que je ne pouvais pas tout montrer d’un seul coup. Je me suis donc efforcé de faire un tuto « pratique ». Je me suis inspiré des questions que je cherchais à résoudre lorsque j’ai commencé mon apprentissage sur Cubase. Ce que l’on veut savoir immédiatement la plupart du temps, ce sont les choses pratiques, les trucs nous permettant de faire nos premiers pas de manière à obtenir un résultat sonore concret. Il ne faut pas se le cacher, lorsqu’on débute avec Cubase on peut passer 3h dessus à seulement paramétrer plein de trucs sans pour autant « faire du son ». C’est donc un tuto forcément bien incomplet que je vous livre. Mais il a le mérite, je l’espère, de pouvoir suivre une ligne d’apprentissage qui saura stimuler votre volonté pour aller plus loin sur les chemins cubasiens. Après la lecture attentive de ce tuto, vous allez être en mesure de faire concrètement quelque chose avec et ce, sans passer 3h à pitonner à l’aveuglette.


1-L'ouverture du projet

Après avoir ouvert le programme et fait « File/New Project », vous tomberez sur [cette fenêtre]. Elle vous permet d’indiquer quel type de projet Cubase de départ vous voulez avoir. Pour débuter, je conseille de choisir la session « vide ». Les autres types de session sont décrites dans le manuel. 

Il vous faudra [sélectionner un répertoire de travail]. Idéalement je vous conseille de créer un nouveau répertoire pour chaque nouvelle session afin de ne pas se retrouver ( comme moi, hihi ) avec un gros répertoire utilisant plein de waves appartenant à pleins de projets. Un répertoire par projet permet mieux de faire le ménage le cas échéant. Enfin si vous aimez le bordel, libre à vous ! 

Après avoir cliqué sur « Ok » vous obtiendrez donc cette [page vide par défaut]. Vous pouvez voir dans le bas la « barre de transport », elle est un outil indispensable. Elle permet de faire la lecture, de l’arrêter, de boucler des passages, faire des « punch in – punch out », d’indiquer des informations comme l’affichage en seconde ou en mesure. Elle vous permet d’activer le clic ( métronome ) et bien d’autres trucs. Notez que cette barre de transport est personnalisable comme bien des éléments de Cubase. On comprend donc immédiatement qu’une des difficultés de Cubase dans sa prise en main est créé par cette possibilité de paramétrer le logiciel comme bon nous semble. Si c’est bien pratique lorsqu’on a atteint un certain niveau, c’est la galère lorsqu’on débute et qu’on se rend compte que le Cubase de Pierre, de Jean et de Jacques sont visiblement différents. D’ailleurs vous pouvez déjà noter par mes captures d’écran que « mon » Cubase est en français. Vous pouvez vous aussi paramétrer ça ( Cf. File/Preference/General/Language/French ). 


2-Les types de pistes 

Dans la zone grisâtre sous les inscriptions ternes ( M-S-R-W ) cliquez à droite pour voir un menu montrant [les 9 types de pistes]qu’il est possible d’utiliser avec Cubase. Nous avons donc dans l’ordre :

1-Piste Audio
2-Piste Voie FX
3-Piste Répertoire
4-Piste Groupe
5-Piste MIDI
6-Piste Marker
7-Piste Ordre de Lecture
8-Piste Règle
9-Piste Vidéo

1-PISTE AUDIO

Une piste audio sert à enregistrer de l’audio notamment à l’aide de microphone par exemple; votre voix, votre guitare, enfin n’importe quelle source audio quoi. Lorsque vous insérez [une piste audio], Cubase vous propose alors plusieurs choix ( Mono-Stéréo-LRCS-5.0-5.1-ainsi que plusieurs autres dans le menu « plus » ). Je ne détaillerai pas ici chacune d’elle. Sachez cependant que si vous enregistrer votre voix, la plupart du temps une piste « mono » sera bien indiquée. Cependant si vous êtes un petit groupe et que vous voulez enregistrer la stéréophonie de ce petit groupe à l’aide de micros stéréo, et bien dans ce cas pensez à choisir « stéréo » comme type de piste audio. Une piste stéréo sur une seule voix peut être indiqué si vous voulez ajouter des effets « en insert » sur votre voix. J’expliquerai plus loin ce qu’est un effet d’insert. Revenons à ce qui nous préoccupe ici pour l’instant. Lorsque vous faites votre enregistrement, assurez-vous que votre piste audio est en mode « enregistrement ». On active ce mode avec un beau bouton rouge clairement identifiable à côté du nom de la piste. En occurrence dans [cet exemple] à côté du nom« Audio 01 ». Pour lancer l’enregistrement comme tel, il faut appuyer ensuite sur le bouton rouge « record » de [la barre de transport que vous pouvez voir dans le bas de l’écran]. Sur la piste audio le « M » indique « mute » ( muet ) et « S » indique « solo », ceci permettant d’entendre uniquement la piste mise en solo. Enfin le petit « e » permet d’ouvrir le « rack-console » de la piste en question.

2-PISTE VOIE FX

C’est par ce type de piste que vous pourrez ajouter des effets « send » sur les pistes audios, pistes groupes, voire même les pistes rewire. Lorsque vous ouvrez une [piste voie FX], c’est à vous d’indiquer quel type d’effet vous voulez. Dans l’exemple ici on remarque que j’ai placé un module de « Double-Delay » sur cette piste voie FX. À noter que chaque rack de piste Voie FX peut sous Cubase SX3 accepter 8 effets à la chaîne. Le nombre de piste Voie FX est cependant illimité comme le nombre de n’importe quelle autre des 9 pistes étudiées ici.

3-PISTE RÉPERTOIRE

Une [piste répertoire] sera très pratique pour donner un peu d’ordre à vos différents types de pistes à l’intérieur de vos projets Cubase. Comme le nombre de piste est illimité, un projet peut vite devenir bordélique si on a pas le sens du classement. Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Et oui ! Faut croire que j’aime les bordels ! Une piste répertoire permet donc d’agir exactement comme un « dossier » dans lequel nous pouvons ranger n’importe qu’elle piste, dans n’importe quel ordre. Dans l’exemple que je donne ici, on remarque que j’ai 3 pistes audio ( Guitare 1, Guitare 2, Guitare 3 ) les trois s’apprêtant à être rangées dans la piste répertoire nommée « GUITARES ». Regardez justement cet exemple dans lequel nous pouvons voir deux pistes répertoires dans lesquelles sont rangées diverses pistes audio : [piste répertoire « GUITARES » + piste répertoire « VOIX »]. Je disais que c’était bien pratique pour le rangement, et bien voici ces deux mêmes [pistes répertoires fermées]. Vous notez qu’une piste répertoire possède aussi les fonctions « M » ( mute ) et « S » ( solo ) ainsi qu’un bouton « mode enregistrement » permettant par exemple d’enregistrer en même temps sur toutes les pistes audio comprises dans une piste répertoire.

4-PISTE GROUPE

Une [piste groupe] à l’instar de la piste répertoire que nous venons d’étudier, permet, entre autre, de rassembler plusieurs pistes ensembles. La différence ici étant que cela ne constitue pas une simple organisation physique des pistes. On utilisera souvent la piste groupe pour réorienter le son de plusieurs pistes audio vers cette dernière. Revenons à l’exemple que je propose. Nous voyons 3 pistes audio de guitare. La piste groupe pourra donc accueillir la sortie audio des trois pistes de guitare. Ceci permettant d’avoir le son des trois guitares sur une seule piste. Pour réorienter une piste audio vers une piste groupe, il vous faut ouvrir la fenêtre « rack » de la piste audio par le petit « e ». Ensuite comme l’indique ma flèche blanche, il faut aller dans « routage de la sortie » pour aller indiquer que la sortie de la piste audio se fasse vers la piste groupe choisie, en occurrence « GUITARE MIX ». Nous pouvons donc avoir par exemple 3 pistes audios, classées dans une piste répertoire pour s’aider dans le classement, et réorienter la sortie de ces trois pistes audio vers une piste groupe qui nous permettra de traiter la somme sonore des trois pistes audio. Ceci peut être pratique si on envisage d’appliquer un seul et même effet de compression en effet d’insert à plusieurs pistes audio par exemple. Je reviendrai plus tard sur une autre forme d’utilisation plus avancée de la piste groupe dans la sections des effets.

5-PISTE MIDI

Que serait la M.A.O de nos jours sans [la piste MIDI] ? Une piste MIDI permet de piloter des synthétiseurs ( Software et même Hardware avec Cubase ). C’est par cette piste que vous pourrez par exemple faire cracher le son de vos instruments VSTi préférés. Dans l’exemple que je propose, nous pouvons remarquer que la piste MIDI est associée au VSTi « AudioRealism Bassline ». Je détaillerai davantage l’utilisation de la piste MIDI dans la section relatant plus en avant les questions relatives aux instruments VSTi.

6-PISTE MARKER

La [piste marker] nous permet simplement de placer différents types de markers à travers le séquenceur afin de se retrouver dans notre projet. On peut par exemple renommer les marqueurs en « Couplet 1 – Refrain – Couplet 2 – Bridge etc… ».

7-PISTE ORDRE DE LECTURE

Nouveauté de Cubase SX3, la [piste ordre de lecture] permet de regrouper certaines parties de votre composition afin de pouvoir faire plusieurs types d’essais d’ordre de lecture de votre morceau. Cela vous évite, par exemple, de faire du copier-coller inutilement « juste » pour entendre certains essais. De plus, chose formidable, lorsque vous êtes satisfait de votre ordre de lecture, il y a une fonction permettant de replacer toutes les données ( audio + MIDI ) du projet en tenant compte de l’ordre de lecture désigné.

8-PISTE RÈGLE

Plus utile que « jouissive » la [piste règle] permet simplement d’afficher à n’importe quelle « étage » de votre séquenceur une règle reprenant la règle déjà présente dans le haut du séquenceur ( la règle bleue calée sur les mesures dans mon exemple ). Mais chose vraiment pratique, elle permet différent type d’affichage comme par exemple le temps en seconde-minutes comme dans mon exemple. En utilisant, dans un même projet, une règle calée sur les mesures, une autre calée sur le temps en seconde-minutes, une autre calée sur les échantillons etc. il y a de quoi à avoir de très bonnes références multiples.

9-PISTE VIDÉO

Bien que Cubase ne soit pas orienté spécifiquement dans le traitement du vidéo, on retrouve néanmoins la possibilité d’insérer une [piste vidéo] dans un projet. Ceci permettant par exemple d’extraire l’audio d’une vidéo, ou encore d’enregistrer de l’audio sur une vidéo donnée par la fonction « remplacer l’audio d’une vidéo » dans le menu « fichier ».


3-Les VSTi et le MIDI 

« Assez de théorie ennuyante Franco on veut faire mumuse avec un instrument VSTi ! » 

Oui oui mes enfants ! On y est, on y est…

Insérez-vous une piste MIDI dans le séquenceur. Ensuite, suivez ce chemin : [Périphériques/VST Instruments ou encore appuyez sur la touche « F11 »]. Ceci vous ouvrira la fenêtre du rack des VSTi. Il est possible de piloter 64 instruments VSTi en même temps avec Cubase. Cependant, sachez que bons nombres d’entre eux demandent relativement beaucoup de puissance CPU et que si votre ordinateur est capable de gérer déjà 30 VSTi en temps réel, je lui lève mon chapeau ! Moi après environ 12 ou 15 VSTi « d’envergures » je tape dans le rouge sévère ( ma config : PC, Processeur 2.8 Ghz, 1024 Mo RAM, carte de son SoundBlaster avec pilote Asio4all ). On comprend donc que pour une configuration inférieure ou similaire à la mienne il faudra faire beaucoup d’exportation audio de ce qu’on a en piste MIDI ( VSTi ) afin de pouvoir poursuivre notre projet si on envisage un truc à 100 tracks. Une piste Audio ne demandant presque pas de puissance CPU comparativement.

Donc dans notre exemple, nous avons une piste MIDI d’insérée dans le rack, nous avons ouvert la fenêtre des VSTi Instruments ( F11 ). Maintenant supposons que nous voulons piloter le synthétiseur software « Korg Legacy MS20 » ( non fournit à l’achat de Cubase ) il faudra l’insérer dans la tranche 1 ( ça peut être n’importe quelle tranche ) du rack des VSTi Instruments [de cette façon]. Ensuite il faudra [assigner la sortie MIDI vers le MS20]. Comme l’exemple le montre, il suffit d’aller dans le « out » de la piste MIDI et de faire l’assignation vers le MS20 qui apparaîtra dans la liste ( tout comme n’importe quel autre VSTi placé dans le [rack des instruments VSTi]. Pensez aussi à indiquer dans le « IN » de la piste MIDI les types de ports MIDI que vous voulez utiliser pour le contrôle en temps réel de votre VSTi via par exemple un clavier maître. Pour l’enregistrement, c’est très similaire à ce qu’on a déjà vu pour la piste audio. Suffit de mettre la piste MIDI en mode enregistrement ( bouton rouge sur la piste MIDI ) et d’appuyer sur « record » dans la barre de transport et de faire aller vos 10 doigts ( déjà un seul ça peut être pas mal, hihi ) sur votre clavier maître. Si vous rencontrez un trouble de latence temporelle entre ce que vous jouez sur votre clavier maître physique et le son qui ressort de Cubase, ou encore si le son semble direct mais « craque », il vous faudra aller jouer avec le Buffer audio de votre carte de son. Pour ce faire, allez dans [Périphériques/Configuration des périphériques] et ensuite la prochaine fenêtre sera évidemment différente dépendamment du matériel que vous utilisez ( votre carte de son, les buffers etc… ). En tout cas, je le montre ici, pour ceux qui utilisent les buffer Asio4all avec une carte de son d’entrée de gamme comme moi, il faudra [trouver le buffer idéal], un petit buffer donne moins de latence mais risque de faire craquer le son parce que la demande de la carte de son et du CPU est plus vive, un Buffer plus large, permettra de régler ces craquements, mais en contrepartie risque de créer une latence assez importante qui empêchera le jeu musical en temps réel. Enfin bref, c’est ici, je vous l’accorde, un point bien ennuyeux qui cause bien des soucis et qui finalement est souvent très différent pour chacun en fonction du matériel utilisé. Moi voyez-vous, dans mon cas, comme le montre l’exemple avec Cubase, la limite « confortable » que je peux atteindre est une latence d’autour 20 milisecondes. Cependant, en cour de projet, je dois souvent grossir mon buffer, augmentant ainsi inévitablement ma latence audio. Sur ce plan, le logiciel Reason par exemple, l’emporte haut la main. Plus simple, plus stable, moins chiant et moins gourmand en puissance CPU et demandant moins des cartes de sons performantes.

Si vous n’avez pas de clavier maître ou que vous voulez simplement « écrire » vos données MIDI dans le séquenceur voici ce qu’il faut faire. 

Il faut d’abord se créer ce que j’appellerais [un bloc MIDI vièrge]. Vous voyez dans l’exemple la zone « bleutée » ? Il faut avant tout délimiter l’endroit où vous voulez faire apparaître ce bloc MIDI vierge. Dans l’exemple la règle bleutée a été placé de la mesure 1 à 3. Ensuite il suffit de double-cliquer dans la zône bleutée choisie pour voir apparaître ce bloc MIDI vièrge. Vous double-cliquerez à nouveau dans ce bloc MIDI vièrge pour accéder enfin à [la fenêtre séquenceur MIDI]. C’est ici que vous pourrez entrer vos données MIDI au « crayon », c’est ici aussi que vous pourrez faire de l’édition MIDI sur vos lignes MIDI enregistrées par exemple avec votre clavier maître. Pour un détail complet des nombreuses fonctions d’éditions MIDI je vous encourage à parcourir votre manuel. Disons ici rapidement que si vous voulez que votre écriture MIDI soit calée à une valeur rythmique, il faudra activer le bouton de calage situé dans mon exemple tout près de la mesure 2. Ce dernier doit être actif ( en bleu ) doit être configuré selon le grillage ( la grille ). Ensuite il faut dans « quantifier » choisir une valeur rythmique désignée, en occurrence la double-croche ( 1/16 ). Si vous avez enregistré vos données MIDI en les jouant et que vous désirez les quantifier selon un paramétrage précis, il suffit d’une part, d’indiquer ce paramétrage et d’autre part, de sélectionner « avec la flèche » les données que vous voulez quantifier ( Ctrl+A pour tout sélectionner ) et de simplement appuyer sur la lettre « Q » de votre clavier pour effectuer la quantification. Ensuite vous pouvez réécouter votre ligne en appuyant sur « play » de la barre de transport. Et c’est sur cette barre de transport que vous pouvez aussi [changer le tempo ( BPM ) du projet].

Maintenant c’est bien beau tout ça, mais où doit-on aller pour « voir » le retour de son généré par la programmation MIDI de notre VSTi, en occurrence du MS20 ? Simplement en ouvrant [la configuration de la voie VST du MS20]. Une piste répertoire « VST Instruments – MS20 a été créée automatiquement lorsque j’ai inséré mon MS-20 dans le rack des VSTi Instruments ( F11 ). Pour accéder à la voie en question, suffit de cliquer sur le petit « e », exactement de la même façon que l’on peut le faire pour les pistes audio et pistes groupes. Dans notre exemple, nous avons donc une première ligne de synthétiseur.

Maintenant on comprendra, qu’il est tout à fait possible d’ajouter une ou plusieurs tracks de percussion. Nous pouvons évidemment le faire [comme ceci avec des pistes audio]. Dans mon exemple, on remarque que le « calage à la grille quantification » est bien actif. Ceci me permet d’entrer mes données audio percussives de sorte à ce qu’elles soient bien calées au grillage.

Il est aussi possible ( et souvent même bien souhaitable ) de passer par un [sampler de percussion] pour la gestion de nos rythmiques. Comme le montre l’image, il suffit d’insérer le sampler ( ici le Battery2 de Native Instruments ) dans la fenêtre des VSTi Instruments ( F11 ). Et à l’instar du MS20 que nous avons vu précédemment il ne faut pas oublier de faire [l’assignation MIDI de Battery]. De même, il faut choisir une zone bleutée pour aller, en double cliquant, faire apparaître le [bloc MIDI vièrge de Battery]pour finalement aller [écrire nos données MIDI] qui activeront les différents samples chargés dans le sampler Battery 2.

Je rappelle ici qu’il est possible d’accéder aux interfaces de nos VSTi par différents chemin : [par ceci][par cela] voire même encore [de cette façon].

Notez qu’il est possible d’accéder à [la console générale] par l’icône en question ou encore plus simplement en appuyant sur F3. ( F2 pour la barre de transport au passage. ) La console vous permettra non seulement de mixer les volumes etc. mais permettra d’avoir [une vue d’ensemble de tous les éléments du séquenceur]. Vous pouvez accéder à la fenêtre « rack » de chaque tranche de la console en cliquant sur les petits « e » qu’on y retrouvent sur chacune d’elle.


4-La gestion des effets

1-EFFET INSERT

Avec Cubase Sx3, chaque piste audio, fx, groupe, voie VST, voire même piste rewire, est dotée d’un rack avec la possibilité d’insérer [8 effets « insert »]

( Petite parenthèse ici, vous voyez sur l’image le « toujours devant » ? Cette fonction est bien pratique pour laisser les fenêtres ouvertes en façade avant. Pour ce faire, clique-droit n’importe où sur la fenêtre désirée et faites « toujours devant ». Je vous encourage à le faire sur toute les fenêtre que vous ouvrez, même les petites, vous verrez que ça travaille vraiment mieux ).

Il existe principalement deux chemins que peuvent emprunter les effets. L’effet d’insert ici est un effet qu’on applique directement en l’insérant sur la track désirée, en occurrence la voie VSTi du MS20. Nous pouvons par exemple y placer [divers effets en chaînes]. Le premier affectant le second etc… Dans mon exemple, on peut voir un module de « Double-Delay » et de « Antares Tube » insérés directement dans le rack d’effet d’insert du MS20. De même il est tout à fait possible d’aller y insérer [un module d'EQ]. Comme le montre l’exemple, nous pouvons déjà ( à droite ) utiliser l’EQ à 4 bandes fourni directement sur chaque track ou comme on le voit ( à gauche ) utiliser par exemple un EQ plus professionnel. Du reste, on peu évidemment utiliser les deux en même temps ! Voyons maintenant diverses applications de ce que constitue l’autre type de chemin que peuvent emprunter les effets.

2-EFFET SEND

Contrairement à l’effet d’insert qui était placé directement dans le rack des pistes, l’effet send pour sa part utilise une piste propre ( FX ou Groupe ) pour déliver l’effet inséré à plusieurs pistes en même temps. Autrement dit, plus poétiquement, l’effet d’insert est égoiste, l’effet send est généreux. Voyons comment on peut se bâtir un effet send avec une piste FX.

Il faut tout d’abord [insérer une piste FX dans laquelle on aura inséré l'effet désiré]. Dans l’exemple j’utilise donc un module d’effet de « Double-Delay », inséré sur le rack d’insert de la piste voie FX. Ensuite il faut retourner sur le rack de la piste à laquelle nous voulons ajouter notre effet, prenons ici l’exemple du MS20 toujours. On peut donc noter que chaque fenêtre « rack » nous donne la possibilité d’avoir [8 effets send]. À partir de là il suffit [d'activer l'effet send et de lui donner le gain désiré]. Maintenant voyons comment on peut utiliser les effets send en utilisant les pistes groupes.

À la base, une piste groupe peut agir de la même façon qu’une piste FX. Elle permet cependant de [faire passer des fx send dans d'autres fx send]. Expliquons l’image : on a une piste groupe 1, sur laquelle est ajouté un module de delay dont le panoramique est placé à gauche; une piste groupe 2 avec un delay panoramique droite, une piste groupe 3 avec un effet de Reverb. De cette façon nous pourrons par exemple faire passer les effets de delay DANS le reverb en ajustant des gains personnels à chacun. Concentrez-vous, voici l’exemple du [delay gauche allant se nourrir du reverb]. Si ensuite dans l’effet send de la piste Voie VSTi du MS20 ( ou d’une piste Audio ) nous ajoutons [du delay gauche], c’est non seulement du delay gauche que l’on obtiendra, mais du delay gauche allant se nourrir du reverb. Cette façon de procéder permet franchement d’élaborer certains routages d’effet bien pratique du fait de leur indépendance. Indépendance que l’on ne saurait avoir en utilisant les effets en mode strictement « insert » sur une piste.


5-Les automations

Les automations ( automatisations pour les snob, hihi ) permettent de contrôler divers paramètres de synthétiseur notamment. On enregistre une courbe d’automation, ou on la dessine et le potard associé à cette automation suivra le dessin dans son geste propre. Conservons toujours notre exemple du MS20. Pour pouvoir faire une automation « live » sur le High Pass Filter ( HPF ) par exemple, il suffit de placer [la fenêtre du VST sur « W »]. Le « W » pour « write » ( écrire ). Ensuite on lance la lecture ( play sur la barre de transport, ou barre d’espacement de votre clavier ) et il suffit de bouger votre potard à l’aide de votre souris. Mine de rien le geste est enregistré. Si vous refaite la lecture et que vous placez votre fenêtre VST sur « R » ( Read, « lire » ), vous verrez exactement le même mouvement du potard que vous avez bougé pendant la lecture.

Maintenant pour « voir » la courbe du geste enregistré, il faut aller sur le séquenceur dans la partie gauche, faire clique-droit n’importe où et indiquer [Montrer l'Automatisation utilisée pour toutes les Pistes] en occurrence nous pensons à celle du MS20. Ensuite vous verrez simplement apparaître dans le séquenceur [toutes les courbes d'automation enregistrées]. Ceci vous permettant d’aller dans le détail faire de l’édition sur cette courbe avec les divers outils qui sont proposés. Encore une fois, ouvrez votre manuel.

Voyons maintenant comment vous pouvez faire pour assigner les différents potards des VSTi instruments à vos potards « physiques » sur vos claviers maîtres et/ou contrôleur MIDI. Ceci vous permettra de contrôler un paramètre d’un VSTi instrument non plus avec votre souris mais bel et bien avec votre clavier maître et/ou contrôleur MIDI.

Cubase accepte les VSTi et qui dit VSTi dit plusieurs compagnies, qui dit plusieurs compagnies dit plusieurs façons de procéder. Je tenterai néanmoins ici de vous montrer comment faire pour assigner un potard midi à un VSTi sous Cubase. J'utiliserai ici le Korg Legacy MS20 toujours. La procédure est souvent similaire pour d’autres VSTi ( mais pas toujours ! Il faut lire le manuel fourni avec chaque VSTi pour savoir comment faire les assignations des potards MIDI. ). Le Korg Legacy MS20 est assez simple à configurer. Ça ressemble je crois bien à Reason en fait sur ce plan.

Il faut évidemment insérer un MS20 dans le rack des instruments VSTi, ensuite il faut insérer une piste MIDI dans le séquenceur et bien assigner cette piste MIDI à l’instrument VSTi désiré en occurrence le MS20. Ensuite il faut savoir que les assignations des potards se font en MIDI CC ( MIDI Continuous Controller ). Chaque clavier maître, chaque surface de contrôle MIDI possède un certain nombre de potards assignables et ces potards comportent tous un numéro MIDI CC correspondant. Pour savoir le noms de chacun des potards assignables sur votre machine il vous faudra consulter la charte des assignations MIDI normalement fournit avec votre contrôleur MIDI.

Donc nous avons inséré un MS20 et supposons que nous voulons automatiser le LPF ( Low Pass Filter ). Il suffit DANS LE CAS DU MS20 ( je donnerai d’autres cas plus bas ) de faire un clique droit et d’aller sur la fonction [Learn]. Ensuite il y aura un [petit signal clignotant] indiquant que le potard en question est prêt à être assigné par un geste physique. Il vous suffit de tourner un potard sur votre surface de contrôle et ensuite vous pourrez aller constater le [numéro MIDI CC du potard bougé], dans l’exemple ici c’est le numéro CC74. Et à partir de maintenant vous pourrez sans problème bouger votre potard et [l'enregistrement de votre automation physique] pendant la lecture ( record ) s’effectuera sans problème.

Ici il s’agit d’automation standard. Ça diffère un peu des automations CC MIDI de Reason par exemple. Mais il est tout à fait possible sous Cubase d’avoir accès aux automations CC MIDI via l’éditeur de piste MIDI. Là où sont inscrites par défaut les vélocités vous trouverez [le menu configuration]. Ensuite il vous suffit, dans la liste, d’aller chercher le numéro du potard que nous avons assigné soit [CC 74] correspondant au Low Pass Filter du MS20. Vous l’ajoutez donc à la liste et maintenant vous verrez que ce numéro CC MIDI apparaîtra officiellement dans [la liste des paramètres d'automation]. Vous le sélectionnez donc et maintenant vous pourrez travailler votre automation en CC MIDI comme dans Reason plutôt qu’en automation Standard. L’automation en CC MIDI permet notamment de faire des courbes d’automations calées sur une valeur rythmique très facilement comme le démontre [cet exemple].

Mais comme je vous le disais, chaque VSTi comporte ses particularités. Il vous faudra donc jeter un coup d’œil dans leur manuel respectif afin de voir comment s’effectue la procédure. 

Autres exemples justement ici. Voici comment assigner les potards du [Minimoog V d'Arturia] ou encore du Rapture de Cakewalk[partie 1] et [partie 2].


6-L’exportation 

Évidemment, à la fin de votre travail vous allez vouloir exporter le tout pour pouvoir écouter votre œuvre sur CD, ou encore dans votre lecteur MP3. Voici ce qu’il faut faire.

Il faut dans un premier temps, aller [délimiter la zone d'exportation] à l’aide des 2 petits drapeaux blancs formant la zone bleutée précédemment étudiée. Tout ce que l’on retrouve entre ces 2 locateurs sera donc exporté. Ensuite il faut simplement aller dans[Ficher/Exporter/Mixage Audio]. Vous vous retrouverez sur [la fenêtre finale d'exportation]. Vous choisissez un répertoire de destination, un nom à votre morceau, le type d’encodage. Si c’est pour un mastering ou pour écouter sur CD, laissez ça en Wave ! N’oubliez pas de vérifier que « Voies » est bien sur « Stéréo Entrelacée ». Si vous n’êtes pas avancé quant aux considération de la résolution et de la fréquence d’échantillonnage laissez ça sur « 16 bit – 44100 kHz ».

 

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